Daniel Mellet-d’Huart, l’Homme l’Être Humain

Je m’appelle Daniel Mellet-d’Huart. Mellet me vient de mon père. D’Huart me vient de mon grand-père maternel. J’avais une vingtaine d’années lorsque j’ai choisi de l’honorer en ajoutant son nom à mon patronyme.  

Je suis né en Lorraine une quinzaine d’années après la fin de la seconde guerre mondiale. Les souvenirs de la guerre y étaient encore très présents. Le vieux curé qui nous dispensait les cours de religion lorsque j’étais à l’école primaire, avait séjourné dans un camp de concentration. Très souvent, il nous partageait ses souvenirs de ce camp. 

La Lorraine, c’était aussi la sidérurgie et toutes ses usines installées les unes à côté des autres. Les hommes de ma famille y travaillaient. L’usine réglait la vie sociale : les cités, l’économat (l’épicerie privée de l’usine), la piscine de l’usine… 

Le culte du travail y était important !

 

J’étais un petit garçon timide. Étudier m’était facile. Par contre, avoir des relations avec les autres m’était très difficile. Je restais souvent à l’écart, observant la vie autour de moi. La moquerie des autres a été longtemps mon quotidien. Je n’avais personne auprès de qui trouver du réconfort. Je le confiais donc à des personnages imaginaires qui me tenaient compagnie. Du coup, la question de la spiritualité a très vite fait irruption dans ma vie. 

Je me sentais différent des autres. Par leurs moqueries, les autres me confortaient dans ce sentiment de différence. La dépression et le désir de mourir ont très vite été mes compagnons ! J’ai passé mon enfance à attendre d’être grand avec l’espoir d’échapper enfin à ces trop fidèles compagnons. Mais les années passèrent et ces compagnons ne m’ont pas lâché. 

Dans l’espoir de comprendre, j’ai fait des études de psychologie et, à 19 ans, je me suis lancé dans ma première psychanalyse. Elle a duré huit ans. Je n’y ai pas trouvé de réponse. J’ai alors fait une seconde psychanalyse. Je suis venu m’installer à Paris spécialement pour la faire. Elle a duré 14 ans. Je n’y ai pas davantage trouvé de réponse. 

Pendant ce temps, ma vie personnelle n’était pas très joyeuse. Je veux dire par là que la tristesse m’habitait souvent. Du coup, peut-être pour m’occuper, j’ai beaucoup travaillé et beaucoup étudié. Bien qu’ayant commencé à travailler à l’âge de 19 ans, j’ai fait l’équivalent de douze années d’études après le Bac. J’avais une très grande soif d’apprendre, une soif qui ne m’a jamais quitté !

 

J’ai continué à traverser les années avec le sentiment que quelque chose clochait en moi. Et toujours, je cherchais. 

Finalement, début 2006, mon corps a jeté l’éponge et a dit ‘STOP’. Je suis passé par un burnout sévère. Pour moi, tout s’est effondré et je n’avais plus d’avenir devant moi. Mon corps s’affaiblissait de jours en jours et il devenait clair que ma vie allait très rapidement s’arrêter. C’est mon système digestif qui s’arrêtait. 

Pendant plusieurs années, ma vie s’est réduite à pas grand-chose… un état de survie quasi-végétatif. A 48 ans, ma vie s’éteignait.

 

Par petites touches, ma curiosité et mon désir d’apprendre sont revenus. J’ai commencé par suivre des cours de naturopathie et par modifier mon alimentation. Je suis allé suivre des enseignements dans un centre voisin sur le bouddhisme tibétain… Là, j’ai réalisé que si la réincarnation existait, alors ce à quoi je ne parvenais pas à me confronter dans cette vie, pourrait m’être re-servi plus intensément encore lors de ma prochaine vie. J’ai commencé à suivre des enseignements hindouistes avec Art de Vivre et j’y ai appris des techniques de respiration que je pratiquais alors matin et soir et que je pratique toujours. Elles m’ont tellement soutenues ! Puis, la danse Butô m’est tombé dessus, presque par hasard… Une petite annonce… J’ai testé… et je danse toujours ! Pour moi qui ai commencé à danser à cinquante ans et qui n’avais pas eu de pratiques corporelles depuis tellement d’années, je suis littéralement tombé sur mon cul lorsque ma professeure de l’époque, Juju Alishina, m’a proposé de danser à ses côtés dans un de ses spectacles au côté d’un autre danseur beaucoup plus jeune, plus beau et plus souple que moi !!! Je n’avais commencé à suivre ses cours que depuis deux années…

Mon réveil à la vie s’est poursuivi, tantôt progressivement et par petites touches au fil des activités et des amitiés, tantôt par accoups comme lorsque j’ai exploré le massage tantrique ou que j’ai assisté à mon premier séminaire de coaching…  

 

Aujourd’hui, après avoir longtemps erré et tâtonné, après avoir été soutenu, guidé et aidé, après avoir beaucoup expérimenté et avoir beaucoup appris, mon tour est arrivé de me mettre au service des autres et de guider les accidentés de la vie… que nous sommes presque tous ! 

Avec Amour et Gratitude !

 

Daniel